🤔 L’épaisseur de l’isolant : un faux ami de l’aménagement
Dans un van aménagé, l’espace est très réduit. De manière générale, on peut seulement compter sur un maximum de 50 mm d’isolation sur toutes les parois. Un isolant, aussi performant qu’il puisse être, ne permettra pas d’avoir des heures de déphasage sur des épaisseurs si fines. De plus, la tôle étant un très bon conducteur thermique, le calcul n’en est que plus défavorable.
Contrairement à une maison où l’on peut avoir des dizaines de centimètres d’épaisseur d’isolation, le confort thermique en van aménagé sera surtout trouvé par une bonne ventilation en été et un chauffage en hiver (Webasto, etc.).
L’isolation phonique, elle, est par contre effectivement augmentée par l’épaisseur de l’isolation. L’épaisseur, en plus de réduire l’effet de résonance, comme le fait notre liège, permet de « dissoudre » les ondes sonores dans l’isolant, induisant ainsi un meilleur confort lors de vos nuits ou de vos périodes de conduite sous la pluie, ou dans les chemins gravillonneux.
⚠️ Attention : ne pas isoler son fourgon est une très mauvaise idée. La condensation continuera de se former même derrière l’habillage, et de la moisissure pourra apparaître. Notre expérience dans l’aménagement nous a permis de rencontrer d’anciennes isolations moisies, car en contact direct avec la tôle et, faisant éponge, ne séchaient jamais et se mettaient à faire pourrir la tôle environnante.
🛠️ L’isolation d’un van vise d’abord à corriger les contraintes spécifiques de la vie en fourgon
Dans un fourgon aménagé, nous cumulons les pires conditions pour le choix d’une isolation :
- caisse en tôle : dilatation de la tôle en été et contraction en hiver, causant des soucis d’adhésion pour les isolants sensibles comme l’Armaflex. Une caisse en tôle est aussi très sujette à la condensation : le choc thermique entre l’air et la tôle forme des gouttelettes d’eau qui finissent par ruisseler le long des parois. Cette condensation chargera l’air en humidité et provoquera moisissures et rouille. La tôle étant un très bon conducteur thermique, il est donc crucial de neutraliser ces ponts thermiques, comme le fait notre liège projeté
- vibrations : les secousses peuvent provoquer le tassement d’un isolant en vrac (laine) et des décollements, surtout combinés aux dilatations et contractions de la tôle
- un environnement confiné : si l’isolant ou sa colle contiennent des polluants (COV : composés organiques volatils), ils rendront l’air intérieur dangereux à moyen et long terme, surtout pour les enfants.
Il est donc crucial de choisir son isolant en prenant en compte ces critères qui peuvent mettre en péril un aménagement. L’isolation étant généralement masquée par l’habillage et les meubles, l’isolant risque de se tasser, de moisir ou d’être un nid à humidité (provoquant notamment la rouille) ; son but sera alors contre-productif, pour le van comme pour ses utilisateurs (santé, confort).
Le liège projeté est la meilleure isolation précisément parce qu’il neutralise tous ces points :
- élimine la condensation en recouvrant entièrement la tôle de liège, qui est hydrophobe et ne permet donc pas à la tôle d’atteindre son point de rosée et de condenser
- rompt les ponts thermiques, le liège formant une barrière étanche entre la tôle et le prochain support
- régule l’humidité grâce aux propriétés du liège
- aucun composé volatil dégagé par l’enduit, la colle étant faite à base d’eau et donc sans solvant
- bonne résistance mécanique, pas de tassement ni de décollement avec le temps. La colle ainsi que le liège étant élastiques, la dilatation du métal n’affecte pas la tenue de l’enduit
- très bonne durabilité sur le long terme, le liège résistant aux rayons UV.
En bref, de quoi donner un vrai plus à son aménagement, en valeur et en tranquillité d’esprit. Grâce à notre liège, inutile de vérifier si l’isolant caché derrière l’aménagement est en bon état, s’est affaissé ou s’est tout simplement décollé, comme cela se produit avec les laines ou l’Armaflex.



